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L’église de Saint-Forgeux-Lespinasse, dont le choeur et le clocher datent du XIe siècle, est un exemple représentatif de l’architecture romane de l’époque. La nef a été doublée du côté de l’entrée vers 1400. L’église fut restaurée au XIXe siècle et en 1921.
L’église conserve encore son joli chevet ainsi qu’un escalier extérieur menant au clocher, caractéristiques rares. L’entrée se fait par un porche à auvent.
A l’intérieur de l’église : La chaire présente les quatre Evangélistes et le blason de la famille de Lévis, les donateurs.
Le vitrail représente la décollation de Saint Ferréol en 304. Saint Ferréol (déformé en Forgeux, Ferjus,…), patron de l’église, était de Vienne. Compagnon de Saint Julien. Il fut décapité à Brioude pour avoir refusé de sacrifier aux dieux.
11 vitraux de l’église ont été restaurés en 2011. Peintures murales :
L’attraction principale réside dans ses fresques datant du XIVe siècle, découvertes lors de travaux de restauration en 1921 et aujourd’hui classées aux Monuments Historiques. Malheureusement, ces fresques ont beaucoup souffert au fil du temps, et il est désormais difficile de les interpréter. Heureusement, des photos anciennes et une description détaillée ont été conservées, permettant de préserver la mémoire de ces œuvres. D’après les notes de N. Thiollier et G. Brassart, voici ce que l’on pouvait observer sur ces fresques : « Sur la gauche, une Sainte est représentée assise sur un siège sans dossier. Sa tête est auréolée d’un nimbe d’or et elle porte une coiffe blanche. Habillée d’une robe rouge-brun, elle tient dans sa main droite une palme jaune d’or et dans l’autre un livre ouvert. À sa gauche, un agneau nimbe repose sur le siège. De chaque côté de la scène, deux jeunes filles sont agenouillées, l’une avec les mains jointes, l’autre égrenant un chapelet. Elles portent des vêtements identiques et une longue cornette tombant presque jusqu’à leurs pieds. Ces éléments, ainsi que la palme, l’agneau et les jeunes filles, évoquent Saint-Agnès.
La scène suivante illustre le baptême du Christ. À gauche, un ange aux ailes rouges et blanches, auréolé, porte une ceinture jaune d’or et une robe blanche. Le Christ, debout dans une cuve, est entouré d’un nimbe doré, tout comme Saint-Jean-Baptiste, vêtu d’une robe brun-rouge et tenant dans sa main gauche une petite maison surmontée d’une croix. À côté de lui, un pèlerin, coiffé d’un chapeau sans forme et portant une barbe dorée, tient un bourdon. D’autres personnages sont visibles plus bas ». Les peintures suivantes, recouvertes d’un enduit d’environ un centimètre d’épaisseur, semblent plus récentes. Elles sont en meilleur état de conservation, bien que des piquages, destinés à améliorer l’adhérence d’un enduit plus tardif, aient causé quelques dégradations. On peut y voir un blason très mutilé, puis une représentation de Saint-Claude, en robe rouge et mitre blanche, tenant dans sa main droite une croix à palmettes dorées. Debout derrière un tombeau d’où émerge un corps, il semble bénir la scène. Sous cette image, l’inscription suivante apparaît : “SANCTE CLAUDI ORA PRO NOBIS”. Plus à droite, une scène montre Notre-Dame de la Pitié, la Vierge au nimbe doré, vêtue d’une robe rouge et d’un voile blanc. Le Christ, également auréolé, porte un nimbe formé de palmettes. Une inscription en gothique se lit sous la scène : “DOMINE SALVA NOS”. Ces fresques ne remontent probablement pas au-delà du XVIe siècle. |






