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Etymologie de Saint-Forgeux-Lespinasse : ec.san Ferreoli et capella de Espinatia (1166), de Ferreolus, évêque de Limoges au VIème siècle ou d’un martyr à Vienne au IVème siècle – Espinasse de spina au sens “Aubépine” ou de “prunellier” (épine noire). Gentilé: Saint Férréolois |
| L’ancienne ville de Lespinasse |
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La ville de l’Espinasse a changé de mains à plusieurs reprises jusqu’en 1590. Pendant près de six siècles, elle a connu des périodes troublées, marquées par des violences et des pillages perpétrés par des bandes errantes. Mais c’est en avril 1590 qu’un tournant décisif survient : les Ligueurs font halte à L’Espinasse pour y passer la nuit. Informée de leur présence, l’armée royale, alors cantonnée à Marcigny, décide d’intervenir sans attendre pour les en chasser. L’affrontement qui s’ensuit provoque un incendie dévastateur, causant la disparition complète de la ville de Lespinasse, pourtant dotée de remparts, d’un château-fort, de nombreuses maisons particulières et protégée naturellement par des étangs alimentés par la Teyssonne. Les anciennes halles de l’Espinasse, déplacées près de la façade de l’église de Saint-Forgeux-Lespinasse, ont été défigurées par des ajouts en briques. |
| Le bourg de Saint-Forgeux-Lespinasse |
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Le bourg de Saint-Forgeux-Lespinasse existe depuis le XIIe siècle, et les terres étaient déjà détenues par la famille Lespinasse au XIIIe siècle. À quelques kilomètres de Saint-Forgeux-Lespinasse, le hameau de l’Espinasse, qui a donné son nom à Saint-Germain et Saint-Forgeux, constitue une agréable et intéressante destination de promenade. Situé près de la Teyssonne, du Lyron et du Jubilion, ce hameau mérite une visite, non seulement pour ses vestiges historiques, mais aussi pour la beauté et la tranquillité de ses paysages. Ancienne station gauloise et gallo-romaine, comme le prouvent les découvertes de sites taillés, de pierres polies et de monnaies gauloises et romaines faites au siècle dernier, l’Espinasse était au Moyen Âge une petite ville prospère, probablement en raison de sa position à la frontière du Forez et de la Bourgogne, dont elle faisait alors partie. En plus des vestiges témoignant de sa grandeur passée (le château et le donjon), des fouilles ont mis en évidence les fondations de l’église. Bien que les halles existent toujours, elles ont été transférées à Saint-Forgeux-Lespinasse par un arrêté du Directoire (4 germinal An II de la République). |
| LE CHATEAU DE L’ESPINASSE |
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En arrivant à l’Espinasse, le château apparaît le premier, à droite. Le corps principal est une construction coiffée d’une toiture aiguë qui rappelle celle du Petit Louvre de La Pacaudière et celles de Boisy et Saint-André, qui sont sensiblement contemporaines. La Façade orientale est parementée à hauteur du premier étage de céramique bichrome, ornementation que l’on retrouve au château de Saint-André et sur la Maison Papon de Crozet. Seules les fenêtres du second étage sont d’époque. Elles sont flanquées de petites colonnes qui s’appuient sur un bandeau mouluré reformule. . |
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Un petit chemin longeant la Teysonne mène à la cour du château, accessible par un portail en plein cintre datant du XVIIe siècle (la visite n’est pas autorisée). Les fenêtres du deuxième étage de cette façade suivent le même style que les précédentes, mais sont séparées par un meneau en pierre. Au-dessus de la porte principale du logis, un écusson ornaît autrefois le fronton, mais il a disparu. Toutefois, l’inscription énigmatique « AVT VINCI – AVT MORI » subsiste sur le linteau. À l’intérieur, le rez-de-chaussée abrite deux salles voûtées. |
LE DONJON DE L’ESPINASSE

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